Conjoncture économique et financière du 1er trimestre 2015

L’environnement mondial est marqué par les conséquences de la forte baisse du prix du pétrole intervenue au 2e semestre 2014. La désinflation mondiale qu’elle engendre a autorisé de nombreux assouplissements monétaires au 1er trimestre 2015. Côté croissance, le reflux des cours du pétrole favorise une reprise graduelle, sauf pour les pays exportateurs de matières premières (Argentine, Brésil, Chili, Russie, Venezuela).

Si la reprise s’accélère en zone euro, le PIB progressant de +0,9 % sur un an, elle est en revanche plus lente en France où la croissance s’établit à 0,2 % sur la même période. Début 2015, pour la zone euro comme pour la France, les indicateurs sont, dans l’ensemble, au vert : amélioration du climat des affaires tant dans les services que dans l’industrie, sensible assouplissement monétaire, baisse du prix du pétrole et dépréciation de l’euro soutiennent la demande et sont, plus précisément, à même de créer les conditions d’une reprise de l’investissement.

Côté marchés financiers, l’actualité a été dominée par l’action de grande ampleur, inédite et volontaire, de la banque centrale européenne (BCE), consistant en un programme d’achats d’actifs incluant principalement des obligations souveraines. Conséquence, au 1er trimestre, le taux OAT 10 ans a reflué de 35 points de base à 0,48 %, tandis que les marchés actions ont été portés par cette actualité, le CAC 40 progressant de près de 18 %.

Dans les mois à venir, les investisseurs seront focalisés sur les annonces de la Réserve fédérale américaine (FED) qui pourrait augmenter ses taux directeurs. Le risque politique sera surveillé en zone euro, avec un calendrier électoral dense et les développements du dossier grec.


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